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En Suède, le vélo comme outil d’intégration pour les femmes immigrées

Une femme fait du vélo à Stockholm (Suède). (MAGNUS ANDERSSON / TT NEWS AGENCY)

En Suède, un groupe de femmes immigrées a décidé de surmonter les préjugés, les traditions et de se lancer un nouveau défi. Pas de grande manifestation féministe, ni de coup d’éclat. Elles veulent simplement apprendre à faire du vélo. Une démarche qui n’a cependant rien d’évident quand on commence à l’âge adulte.

L’association de promotion de la bicyclette Cykelfrämjandet, née en 1934, voulait aider les femmes qui immigrent en Suède à s’intégrer à la société. Ce n’est peut-être pas la chose à laquelle on pense en premier, mais le vélo, surtout en Scandinavie, est un outil formidable d’intégration. Il permet de sortir de son quartier, de rencontrer d’autres gens, d’acquérir une certaine autonomie.

Ruth encadre ces cours de vélo féminin : « Ici nous avons de bonnes pistes cyclables, les gens se déplacent et vont travailler en vélo. C’est un moyen de s’intégrer et beaucoup de ces femmes veulent avoir leur place dans la société. Elles viennent vers nous, on n’a pas besoin de recruter. » Les cyclistes volontaires ne manquent pas. Rien qu’à Stockholm, à la belle saison, ce sont plus de 500 femmes qui se mettent en selle.

Pourquoi ces femmes n’avaient-elles jamais appris à faire du vélo ? Dans nos pays occidentaux, la bicyclette est un moyen de locomotion accessible à tous. C’est souvent le premier gros cadeau que l’on reçoit enfant. Mais ce n’est pas le cas partout le cas, comme en témoigne Gullyeter, une Irakienne de 50 ans : « C’est la première fois que je fais du vélo. C’est difficile. »

« Dans ma jeunesse, dans les années 80, ce n’était pas possible pour les femmes de faire du vélo. »

Gullyeter, Irakienne immigrée en Suède

à franceinfo

Dans beaucoup de pays, à cause des traditions, de la culture, les femmes ne font pas de vélo. Dans d’autres, où la circulation est chaotique, où les routes sont défoncées, c’est trop dangereux.

Il ne s’agit pas seulement, pour ces femmes immigrées, d’apprendre à pédaler mais d’être en mesure de se déplacer quotidiennement à vélo. Dedee, une Indienne, souhaite faire du vélo avec son fils et s’en servir aussi pour aller au travail. Tamara, de Saint-Petersbourg, veut accompagner son mari pour se balader en ville. Fumi, une jeune femme de 25 ans, veut juste pouvoir prendre son vélo, quand elle veut, pour aller voir un ami. Chacune a ses rêves, et pour qu’il devienne réalité, il suffit de suivre ces six séances de cours de deux heures chacune. Ne plus avoir peur, trouver son équilibre et apprendre à se glisser dans le trafic.

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