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le parcours du combattant des victimes de violences conjugales

Alors qu’un comité de suivi se réunit mercredi pour mieux coordonner les demandes d’hébergement d’urgence pour les victimes de violences conjugales, l’une d’elle raconte à franceinfo comment elle a été déplacée d’hôtels en hôtels, faute de places disponibles.

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Publié le 26/05/2021 14:43

Temps de lecture : 1 min.

Il a fallu quatre ans à Geneviève, c’est un nom d’emprunt, pour trouver un logement stable. C’est en 2017 qu’elle a passé son premier appel pour fuir son conjoint violent. « Cela devenait régulier, je n’en pouvais plus, se souvient-elle. Il me menaçait de mort et me battait devant la petite. Il fallait que je parte sinon je mourrais. » Avec sa fille de 3 ans, elle est « mise en sécurité » au Centre Flora Tristan, près de Paris… ensuite, elle est prise en charge par le 115 et va d’hôtels en hôtels.

En septembre dernier, le Premier ministre a promis l’ouverture de 1 000 places supplémentaires pour héberger en urgence les victimes de violences conjugales. Un « comité de suivi » réunissant associations, État, bailleurs sociaux, se réunit mercredi 26 mai pour mieux coordonner les demandes. Car pour les victimes, les démarches relèvent parfois du parcours du combattant.

« On a toujours une valise prête, c’est stressant, indique Geneviève. On est installées dans une chambre dans laquelle on ne peut pas cuisiner, et c’est difficile pour un enfant en bas âge de changer tout le temps d’endroit. Et on finit par ne plus avoir d’équilibre psychologique. » C’est seulement il y a trois mois, après quatre ans d’attente, qu’elle a pu trouver une solution d’hébergement stable. « Je me sens revivre, sourit-elle. La petite a son lit, moi aussi, on a un espace convivial ! C’est équipé… Ici on est un peu à l’abri, un peu comme chez nous. »

À la fin de l’année, il y aura en tout 7 700 places d’hébergement d’urgence en France pour les victimes de violences conjugales. Selon la Fédération nationale Solidarités femmes, 10 000 places sont nécessaires pour répondre à la demande.

Le témoignage d’une femme victime de violences conjugales, au micro de Mathilde Romagnan

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