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enquête ouverte après l’agression raciste d’un livreur à Cergy

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, un homme est filmé, proférant des insultes racistes à une femme, avant d’agresser un livreur de repas à domicile. Un rassemblement avait lieu ce lundi devant le restaurant. Les gérants annoncent porter plainte.

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Publié le 31/05/2021 15:40

Mis à jour le 31/05/2021 17:48

Temps de lecture : 2 min.

La police nationale du Val-d’Oise annonce lundi 31 mai l’ouverture d’une enquête judiciaire d’initiative pour identifier l’auteur de menaces et d’injures racistes, dimanche soir à Cergy. Dans une vidéo, partagée de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, on voit un jeune homme en bas d’un immeuble insulter celle qui filme depuis sa fenêtre. « Pendant 800 ans on vous a vendu comme du bétail, espèce de sale noire ! »

Dans un deuxième temps, le jeune homme s’en prend à un livreur et l’autrice de la vidéo commente : « Il l’a traité d’esclave et l’a fait saigner… Voilà son sang par terre… Parce que le mec venait tranquillement, il a livré. » Alors que les deux hommes sont devant un restaurant, le jeune homme qui fait preuve d’agressivité précise : « Je travaille ici, j’habite ici, je paie un loyer ici. »

Suite aux menaces et injures proférées hier soir à Cergy, repris sur un certain nombre de réseaux sociaux, nous ouvrons une enquête judiciaire d’initiative pour identifier l’auteur et établir les faits.

— Police Nationale 95 (@PoliceNat95) May 31, 2021

Dans une autre vidéo postée ce lundi midi sur Twitter, on aperçoit une dizaine de personnes venues réclamer des comptes aux responsables du restaurant Brasco. « Sors-le ! », demande notamment un homme. « Si on laisse la porte ouverte, tout le monde va nous insulter comme ça. C’est une histoire de dignité. » Plusieurs fonctionnaires de police sont présents devant le restaurant qui a baissé sa grille.

Ce lundi sur Facebook, les gérants du Brasco assuraient « qu’il ne s’agit absolument pas d’un de nos employés » et qu’ils allaient « porter plainte dans la matinée afin de faire en sorte que cela ne se reproduise plus » : « Nous sommes tout aussi choqués que vous et condamnons fermement ce genre de propos. »

La police nationale appelle au calme, alors que plusieurs « vidéos et messages appelant à retrouver l’individu qui a tenu des propos racistes circulent. Merci de ne pas relayer les témoignages haineux et de laisser l’enquête se dérouler. La police du Val-d’Oise est mobilisée. »

Sur Twitter, le syndicat indépendant des commissaires de police écrit que « la haine de cet individu n’a pas sa place en République » et que « le racisme gangrène la nation ». La Licra annonce que sa commission juridique « étudie sans attendre les éléments du dossier et agira en conséquence. De son côté, également sur Twitter, la ministre déléguée en charge de la Citoyenneté Marlène Schiappa affirme qu’elle a « demandé que l’on étudie la possibilité d’un article 40 pour signaler les faits au procureur de la République. Le racisme n’est pas une opinion ! »

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