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à Reims, un ado poignardé par un autre sur fond de harcèlement

REPORTAGE

« Y’a déjà eu des bagarres entre eux deux, encore lundi au début de la semaine. Ils se tapaient aussi souvent mais pas à ce point-là, pas le drame qui est arrivé hier », raconte un camarade du jeune de 14 ans poignardé mercredi après-midi en plein centre-ville de Reims et dont le pronostic vital est toujours engagé à cause de plusieurs lésions très graves à la tête. L’agresseur est un camarade de collège qui a été placé en garde à vue avec une autre adolescente, qui aurait filmé la scène. Le dénouement dramatique de plusieurs mois de harcèlement pour la victime, comme Europe 1 l’a découvert en se rendant à Reims, à la rencontre de camarades du collège en question.

« Il se faisait harceler »

Un énième règlement de comptes à cause d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, raconte ce même camarade, et des tensions visibles aussi dans la cour de récréation où Nelson était témoin des humiliations subies par l’adolescent poignardé. « Il se faisait harceler, beaucoup d’insultes, ‘tu es une merde, suicide-toi’, des choses comme ça… sur son poids, ses origines, c’était ça le point de départ ».

L’agresseur est un garçon dissipé, souvent exclu de cours. « L’âge, c’est le pire… à 14 ans, le mien a déjà 15 ans, ce sont des enfants, ils sont à notre charge. En 4ème, c’est un truc de fou, c’est trop jeune », note Valérie, parents d’élève, stupéfaite par sa jeunesse.

Ces enfants sont scolarisés dans l’un des plus prestigieux collège de Reims. « C’est un établissement privé, catholique, sans problème, qui d’ailleurs accueille de nombreux élèves parisiens en pension », précise le maire, Arnaud Robinet, pour qui l’agression est la preuve que « cette violence aujourd’hui chez les jeunes touche toutes les classes de la société. » Y compris des adolescents jusque-là inconnus des services de police.

Appel à « ne pas diffuser la vidéo »

L’agresseur présumé a finalement été interpellé alors qu’il rentrait chez lui et placé en garde à vue pour tentative de meurtre sur mineur de moins de 15 ans. Une adolescente, âgée de 14 ans et scolarisée dans le même collège, a filmé la scène et a été placée en garde à vue pour « happy slapping » – qui désigne le fait de filmer l’agression physique de quelqu’un -, un élément constitutif de la complicité des faits de violences aggravées, a précisé le procureur de Reims. Il a également demandé « à la fois pour respecter la loi, et la dignité des personnes, de ne pas diffuser la vidéo de l’agression ».

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