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30 ans de réclusion requis en appel contre une des deux jihadistes

L’avocat général a sollicité la confirmation de la peine infligée à Inès Madani en octobre 2019 mais demandé qu’elle soit, cette fois, assortie d’une période de sûreté des deux tiers.

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Publié le 04/06/2021 16:26

Temps de lecture : 1 min.

Sa « détermination » à faire « un carnage » était « totale ». L’accusation a requis vendredi 4 juin trente ans de réclusion criminelle contre Inès Madani, jugée en appel devant les assises spéciales de Paris pour un attentat manqué aux bonbonnes de gaz près de Notre-Dame en septembre 2016.

L’avocat général Guillaume Portenseigne a sollicité la confirmation de la peine infligée en octobre 2019 mais demandé qu’elle soit, cette fois, assortie d’une période de sûreté des deux tiers. En première instance, la cour d’assises spéciale n’avait pas prononcé de période de sûreté à l’encontre d’Inès Madani, âgée de 19 ans au moment des faits. C’est « une erreur », a estimé le représentant du parquet général, insistant sur l’absence, chez l’accusée, de « signes exceptionnels de déradicalisation ».

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et une autre jihadiste, Ornella Gilligmann, avaient garé une voiture piégée de six bonbonnes de gaz devant la terrasse bondée d’un restaurant près de Notre-Dame de Paris, et essayé de l’incendier avec du gasoil. Seul ce mauvais choix de ce carburant, difficilement inflammable, a permis d’éviter une explosion meurtrière. Ornella Gilligmann n’a pas fait appel de sa condamnation à 25 ans de réclusion criminelle, qui est donc définitive.

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