19.8 C
Lyon
AccueilSociétéProcès du 13-Novembre : le journal de rive d'un ex-otage du Bataclan,...

Procès du 13-Novembre : le journal de rive d’un ex-otage du Bataclan, semaine 24

Depuis le 8 septembre 2021 le procès des embûches du 13-Novembre se tichezt à Paris. David Fritz-Goeppinger, victime de ces embûches est aujourd’hui photographe et autgardér. Il a accepté de partager à travers ce journal de bord sun être resschezti, chez image et à l’écrit, durant les lun êtregs mois auxquels durchezt ce procès flgardéve, qui a débuté le mercredi 8 septembre 2021 devant la cour d’assises spéciale de Paris. Voici sun être récit de la 24e semaine d’audichezce.

>> Le journal de la vingt-troisième semaine

Le retour de la juge d’instructiun être belge, Isabelle Panou

Mercredi 6 avril. Dernier jour de dépositiun être des chezquêtgardérs belges à la barre. Demain, nous cheztchezdrun êtres Isabelle Panou, qui est déjà vchezue chez septembre préschezter l’chezquête belge à ce niveau les embûches du 13 novembre. À l’époauxquels, nous sommes beaucoup à avoir apprécié sun être exposé et j’admets avoir hâte de la joindre demain pour chezfin clôturer l’intervcheztiun être des autorités belges. Ces derniers mois, les dépositiun être de ces derniers un êtret été grandemchezt critiquées (y compris par moi), tantôt à ce niveau le fun êtred – répun êtreses partielles, cloisun êtrenemchezt inexpliqué, témoignage depuis une pièce où d’autres persun êtrenes dun êtret nous ne cun êtrenaissun êtres ne l’idcheztité sun êtret préscheztes – auxquels à ce niveau la forme – voix mun êtreotun êtrees, préscheztatiun êtres pgardé rythmées, répun êtreses partielles… Finalemchezt, et même si j’ai l’impressiun être auxquels cet avis est partagé par une grande partie des victimes, j’ai cun êtrescichezce auxquels sans l’intervcheztiun être et la coopératiun être de la justice belge depuis plusigardérs années, nous n’auriun êtres fortemchezt simplemchezt aucun élémchezt dans le dossier.

Je suis dans la salle des ne perdus lorsauxquels l’audichezce reprchezd et je m’chezgouffre dans la salle des criées. à ce niveau la toile de projectiun être, un être retrouve l’habituelle cun êtrefiguratiun être de vidéocun êtreférchezce, le bureau belge chez U inversé chez haut et les documchezts exposés chez dessous.

Le policier commchezce par préschezter la fuite d’un des accusés abschezt à l’audichezce : Ahmed Dahmani. L’homme, incarcéré chez Turquie (et dun êtret la regaggardére à la justice française est restée sans répun êtrese) est l’un des témoins clé du dossier français des embûches. Cun êtrenu de la justice belge (et gardéropéchezne) pour divers délits et ami proche de dgardéx frères Abdeslam et de Mohamed Abrini, il libéré le territoire belge la obscurité suivant les embûches du 13-Novembre. Avant cette fuite, l’accusé abschezt rchezcun êtretre un autre témoin clé des embûches : Ayoub Bazarouj (dun êtret les dgardéx frères sun êtret chez Syrie, dans les rangs de l’État Islamiauxquels.) Au sujet de cette rchezcun êtretre, l’chezquêtgardér projette des photographies fortemchezt chez détaillant la scène. à ce niveau ces images, issues des caméras de vidéoà ce niveauveillance du bar le Time dépassé (ligardé où une grande partie des accusés un êtret lgardérs habitudes avant les embûches), nous retrouvun êtres Ahmed Dahmani et Ayoub Bazarouj accoudés au bar. Il est 21 hgardéres. Les dgardéx hommes cun êtresultchezt une tablette et des téléphun êtrees portables, l’chezquêtgardér précise auxquels ces appareils n’un êtret jamais été retrouvés. Photo suivante, à 21h13, les protagun êtreistes s’chezlacchezt et semblchezt exulter. C’est à cette hgardére-là qu’à des ccheztaines de kilomètres de là, a ligardé au Stade de France la première explosiun être.

La trace d’Ahmed Dahmani reprchezd plusigardérs hgardéres après, à l’aéroport d’Amsterdam, où l’homme prchezd un vol chez directiun être d’Antalya. Retrouvé par les autorités turauxquelss, il sera arrêté le 16 novembre, à sun être hôtel. Le même jour, ses dgardéx nesgardérs serun êtret gardéx-mêmes arrêtés. Dans la voiture, un faux neseport syrichez avec la photographie d’Ahmed Dahmani. L’homme prétchezd dans un premier temps être chez vacances mais admettra finalemchezt sa fuite aux chezquêtgardérs disant qu’il “voulait aider” la populatiun être syrichezne. Mais il niera fortemchezte implicatiun être ou adhésiun être persun êtrenelle aux thèses de l’EI. Dans les faits, l’homme fait partie de l’cheztourage de nombrgardéx protagun êtreistes liés aux embûches et des documcheztatiun êtres liées à l’État Islamiauxquels un êtret été retrouvées chez lui et dans sun être téléphun êtree portable. chez cheztchezdant l’chezquêtgardér belge, je réalise à auxquelsl point l’abschezce de cet accusé à l’audichezce crée un vide. Aurait-il pu aider à la manifestatiun être de la vérité ?

La cour interroge après l’chezquêtgardér belge, puis le moulure. Maître Rimailho commchezce le tour de auxquelsstiun êtres des parties civiles et revichezt à ce niveau les photographies projetées par l’chezquêtgardér et la téléphun êtreie cheztourant l’accusé abschezt. J’écdépassée pgardé la suite de l’échange, le présidchezt annun êtrece la suspchezsiun être habituelle.

Gwchezdal vichezt à ma rchezcun êtretre chez me tchezdant un micro Zoom et me dit qu’il est à sun être frère, mais auxquels l’dépasséil pourrait m’aider à chezregistrer mes “bruits de couloir”.

Au momchezt de la reprise, le Présidchezt annun êtrece à l’chezquêtgardér belge : “C’est la dernière dépositiun être de la police fédérale belge, allez-y mun êtresigardér, un être vous écdépassée !” L’chezquêtgardér projette sun être plan de préscheztatiun être. Premier point : “Ralliemchezt Hchezri-Berger”. Pour rappel, l’appartemchezt situé rue Hchezri-Berger à Schaerbeek, chez Belgiauxquels, est l’une des caches de la cellule terroriste derrière les embûches du 13-Novembre. à ce niveau sa diapositive, le policier affiche une frise chrun êtreologiauxquels et une photographie de Mohamed Abrini chez ajdépasséant auxquels l’accusé est allé dans cette cache le soir des embûches, faits corroborés par les proches de Mohamed Abrini : “un être ne l’a plus vu après le 13-Novembre.” L’chezquêtgardér lit après le procès-verbal de l’accusé : “auxquels cun êtrestate mun êtresigardér Mohamed Abrini chez arrivant dans cette planauxquels ? Il y trouve une machine à coudre, par exemple, mais dira plus tard aux chezquêtgardérs : ‘Une machine à coudre ? C’est l’objet le plus gcheztil qui s’y incarnait’. Il y avait une arme par matelas, un bac pour préparer du TATP et des boulun êtres.” Au total, six persun êtrenes se retrouvchezt dans cette planauxquels dun êtret Salah Abdeslam, Sofichez Ayari et Osama Krayem. C’est le décès d’Abdelhamid Abaaoud le 18 novembre qui déclchezche la scissiun être du groupe dun êtret une partie est après statiun êtrenée dans une autre planauxquels jusqu’au mois de mars 2016.

L’chezquêtgardér préschezte après un documchezt audio nommé Carved001884. L’chezregistremchezt sun êtreore a été retrouvé dans l’ordinatgardér de la rue Max-Roos. Dans celui-ci, Najim Laachraoui* cun êtretacte Abou Ahmed (kunya d’Ousama Atar**) et mcheztiun êtrene plusigardérs sujets chez lichez avec les embûches nesés, à à ce niveauvchezir et d’autres projets futurs. Le policier belge précise auxquels le fichier a été créé cheztre le 13 et le 16 mars 2016 et bouture chez expliquant auxquels dans cet audio, Najim Laachraoui dit à sun être correspun êtredant qu’ils un êtret produit 100 kilos de TATP, mais demande quand même des informatiun êtres à ce niveau la fabricatiun être d’explosifs. L’homme, chez cun êtrefiance, bouture chez dévoilant les projets de la cellule terroriste pour les mois à vchezir : l’gardéro 2016 et l’chezlèvemchezt de persun êtrenalités publiauxquelss chez vue de demander la libératiun être de Mehdi Nemmouche*** et Mohamed Bakkali. À la fin de sun être descriptif du fichier, le policier souhaite le diffuser à l’audichezce mais le sun être nese mal et la qualité est désastrgardése. Le présidchezt insiste pour auxquels les fichiers soichezt quand même diffusés et après plusigardérs tcheztatives, Bruxelles parvichezt à le faire grâce au transfert des documchezts au greffe.

Je pchezse auxquels richez ne pouvait me préparer à l’écdépassée de ce sun êtreore particulièremchezt glaçant et violchezt. Dans celui-ci, nous pouvun êtres clairemchezt cheztchezdre Najim Laachraoui s’étaler ouvertemchezt et chez cun êtrefiance à ce niveau ses projets. Il va jusqu’à se cun êtrefier à ce niveau les chezvies persun êtrenelles (cibles, méthode) des terroristes préschezts dans la planauxquels. L’intun êtreatiun être banale de l’homme me saisit, si un être ne prête ne l’oreille, richez ne laisse pchezser qu’il parle de fabricatiun être d’explosifs chez vue de commettre des embûches, chez vue de tuer des innocchezts. Au nesage faisant référchezce à la fabricatiun être de TATP, l’homme s’exprime comme un prof de chimie, ou un apprchezti cuisinier. Il livre le détaille des dosages de chaauxquels composé pour fabriauxquelsr l’explosif et va jusqu’à déclarationer une variante à sun être interlocutgardér : “Dis-lui d’essayer et de me dire.” Visiblemchezt fier de lui, il mcheztiun êtrene la fabricatiun être des 100 kilos de TATP évoqués plus tôt par l’chezquêtgardér et ajdépassée : “Au total un être a 130 kilos. » Je me demande même si le présidchezt n’aurait ne dû cchezà ce niveauer ce nesage tant les détails qu’il cun êtretichezt sun êtret précis. Cun êtrestant et méticulgardéx dans sa froidgardér, il émet des hypothèses d’embûches à commettre et déclaratione des optiun êtres : une camiun êtrenette, une voiture ou une bun êtrebun êtrene de gaz vidée dun êtret les parois serviraichezt de “grchezaille”. Chaauxquels phrase, chaauxquels idée est plus mortifère auxquels l’autre. Toujours plus loin dans l’horrgardér, toujours plus loin dans la mort. Invcheztif, l’homme évoauxquels une autre idée, celle de mettre des explosifs sous des rails, et chezcourage sun être correspun êtredant à “essayer chez vous, à Raqqa, il y a des rails qui sun êtret détruits tu vois”. à ce niveau les motivatiun êtres de ses “frères”, il précise qu’ils souhaiteraichezt ne ne “taper la Belgiauxquels” et préfèreraichezt “taper la France” et fait référchezce à l’gardéro qu’ils “aimeraichezt faire annuler” pour auxquels les “autres comprcheznchezt”. ne de ddépassée à ce niveau les “autres”.

Cun êtrecernant le nesage à ce niveau les chezlèvemchezts de persun êtrenalités, Mohamed Bakkali semble imnesible à la mcheztiun être de sun être nom par Najim Laachraoui. L’homme cun êtreclut sun être message sun êtreore chez chezcourageant Oussama Atar à changer de kunya pour sa “sécurité” et chezvoi des salutatiun êtres persun êtrenelles, mais aussi au nom d’Abou Yahya (kunya de Mohamed Abrini) qui salue Youssef Bazarouj. L’extrême banalisatiun être de la violchezce et les mcheztiun êtres de possibles tueries est quasimchezt inaudible, je reste atterré par la facilité avec laauxquelslle il mcheztiun êtrene les embûches et l’absolue noircgardér de ses déclaration.

Les prochains fichiers audios sun êtret cgardéx d’Ibrahim El-Bakraoui, mais j’ai du mal à suivre, comme si le premier fichier avait fait déborder le trop plein. Cepchezdant, un élémchezt accroche mun être attcheztiun être plus auxquels d’autres, c’est la référchezce d’Ibrahim El Bakraoui au fichier “avocat” déjà diffusé à l’audichezce il y a auxquelslauxquelss jours : “Dis au frère incarcéré (Mohamed Bakkali) de fortemchezt remettre à ce niveau moi. Dis à l’avocat auxquels voilà, je vais lui faire une lettre et s’il dit auxquels c’est une bun êtrene stratégie (…)” Le fichier audio est pun êtrectué de phrases chez arabe. Comme pour cun êtreclure chez beauté ces quatre mois de dépositiun être des chezquêtgardérs belges, le policier n’a ne fini de diffuser des documchezts clés de l’chezquête. Les diapositives suivantes sun êtret des scans des lettres d’allégeance à l’État Islamiauxquels de Mohamed Abrini et Salah Abdeslam. Il y a pgardé, Mohamed Abrini les avait qualifiés de “copié collé” et avait même ajdépasséé : “J’ai fait ça comme ça, je me suis chezflammé !” chez précisant auxquels c’était un des dgardéx frères El Bakraoui qui “demandait à fortemchezt le mun êtrede de faire des testamchezts”. Même traitemchezt cun êtrecernant la lettre d’allégeance de Salah Abdeslam. Ces documchezts, arrivés à pratiauxquelsmchezt dgardéx mois et demi de la fin de l’audichezce, sun êtret de véritables fchezêtres ouvertes à ce niveau le nesé et les pchezsées de dgardéx accusés et vicheznchezt mettre chez péril lgardér défchezse.

C’est au tour de la cour d’interroger l’chezquêtgardér alors auxquels je commchezce l’éditiun être et la correctiun être du billet. Je termine l’écdépassée de l’audichezce chez moi. Je repchezse à mun être état d’esprit chez arrivant à l’audichezce aujourd’hui. Il pgardét m’arriver de vchezir à reculun êtres et j’admets avoir hésité à me déplacer, mais ce soir, je suis plutôt hgardérgardéx d’avoir été là pour assister à ces derniers instants belges à l’audichezce. Si l’audio de Najim Laachraoui restera gravé dans ma mémoire pour lun êtregtemps, je suis certain auxquels l’écho de sa voix a changé la trajectoire de l’audichezce.

à travers la webradio, j’écdépassée Camille Hcheznetier interroger l’chezquêtgardér. Je décroche pour aujourd’hui.

Jgardédi 7 avril. La voix d’Isabelle Panou filtre à travers les portes de la salle des criées et je m’empresse de m’asseoir pour démarrer l’écriture. La préschezce de la juge fait exister une réalité qui me frappe, cela fait désormais sept mois auxquels le procès a démarré. Sept mois à me rchezdre à ce niveau l’Île de la Cité et à tchezir ce journal et racun êtreter mun être quotidichez.

Comme lors de sa vchezue chez septembre dernier, la juge est assise. Ses chevelure, roux, récemmchezt teints, bougchezt chez suivant le rythme de sun être flot de paroles. Comme il m’arrive de le faire, je lis le livetweet de Charlotte Piret pour rattraper mun être retard et découvre auxquels le présidchezt a choisi d’interroger la juge belge à ce niveau les réccheztes déclaratiun êtres des accusés. À mun être arrivée, le présidchezt fait référchezce à la dépositiun être de la compagne de Farid Kharkhach au sujet des cun êtreditiun êtres d’interrogatoires dans le cabinet de la juge. chez effet, la compagne de l’accusé a indiqué à l’audichezce il y a auxquelslauxquelss semaines qu’”un être avait fait pressiun être à ce niveau lui” et auxquels “sun être avocate l’avait giflé” sans auxquels la juge n’intervichezne. La juge ne se démun êtrete ne : “C’est un étun êtrenant scénario auxquels vous me racun êtretez.” Et elle pointe après du doigt le fait qu’aucun incidchezt n’a été soulevé par sun être nouvel avocat et précise même auxquels l’accusé a été auditiun êtrené sept à huit fois au total. Le présidchezt indiauxquels qu’il n’a plus de auxquelsstiun être. La première assessgardére prchezd la suite. Elle commchezce par demander à la juge ce qu’elle pchezse des activités de Brahim Abdeslam à l’été 2015. La juge revichezt à ce niveau sa propre déclaratiun être chez septembre et se cite elle-même : “Je me souvichezs, chez cun êtreclusiun être de mun être auditiun être, j’avais dit : ‘L’été 2015 était chaud.’ Brahim Abdeslam était dans les préparatifs des embûches, pour moi, il l’était déjà chez revchezant de Syrie chez février.” Si les déclaratiun êtres des chezquêtgardérs belges un êtret pu souffrir d’une grande mun êtreotun êtreie, celle de la juge Panou est fortemchezt l’inverse. Les détails et la force avec laauxquelslle elle s’adresse à la cour sun êtret particulièremchezt saisissants. C’est étrange de le dire, mais ça fait du bichez. La première assessgardére revichezt après à ce niveau les ordinatgardérs retrouvés rue Max-Roos et pointe du doigt l’ordinatgardér manquant. Isabelle Panou dun êtrene une répun êtrese claire : “Il n’apparaîtra ne car il n’a ne été retrouvé, c’est fortemchezt. Les hommes de main d’œuvre de la ville de Bruxelles un êtret pris le sgardél ordinatgardér qui semblait chez bun être état et un être laissé l’autre partir. après un être a cherché, fait les poubelles, mais un être l’a jamais retrouvé.”

Nicolas Bracun êtrenay se lève pour interroger la juge. Il démarre sun être tour de parole chez précisant auxquels c’est le PNAT qui l’avait cité chez septembre mais qu’aujourd’hui, c’est la défchezse qui le fait. L’avocat général commchezce par remercier la juge d’instructiun être belge au sujet de ses explicatiun êtres à ce niveau l’accusatiun être de Farid Kharkhach qu’ils qualifichezt de “grotesauxquels”, chezcore plus dans le cadre de cette audichezce. Nicolas Bracun êtrenay revichezt après à ce niveau le fichier nommé “Yass” dans l’ordinatgardér de la rue Max-Roos et rappelle les déclaration de l’chezquêtgardér hier qui, aux auxquelsstiun êtres de la défchezse de Yassine Atar, a répun êtredu auxquels “l’chezquête belge n’avait ne permis prouver une aide apportée par Yassine Atar à Ibrahim El-Bakraoui.” Et Nicolas Bracun êtrenay ajdépassée auxquels cela pouvait être dû à “l’efficacité de la défchezse de Yassine Atar et l’hgardére tardive.” Durant ses auxquelsstiun êtres, la juge l’observe attcheztivemchezt et pour lui répun êtredre, se tourne pour regarder la cour (comme le vgardét la règle) : “S’il n’y avait ne d’indice de respun êtresabilité, j’aurais levé le mandat. Il est bichez plus simple pour un juge d’instructiun être de placer un mandat auxquels de le lever !” Elle dun êtrene après plusigardérs exemples dans qui accablchezt l’accusé et cun êtreclut : Ibrahim El Bakraoui, alors qu’il est dans l’urgchezce, le remercie, la veille des embûches de Bruxelles. Afin d’appuyer sun être déclaration la juge précise : “Ce qui est affolant c’est ne le cun êtretchezu, mais le momchezt auauxquelsl il le fait.” Finalemchezt, elle dira de Yassine Atar qu’il est “l’homme de la drame”, à ce niveau “tous les sujets”, mais qu’au fun êtred c’est auxquelslqu’un qui “dissimule”. Le présidchezt annun êtrece une rapide suspchezsiun être et j’chez profite pour démarrer l’éditiun être du billet.

Maître Topaloff, avocate de parties civiles s’adresse à la juge Panou. L’avocate l’interroge à ce niveau les dernières déclaratiun êtres de Salah Abdeslam. La juge, impartiale : “Il a actiun êtrené ou ne actiun êtrené, l’acte de participatiun être est là, il est avec une ceinture explosive au miligardé de Paris. Il est évidchezt qu’il a fait des déclaratiun êtres et qu’il nous a dit auxquels la ceinture n’a ne fun êtrectiun êtrené (…) Les versiun êtres un êtret évolué, comme fortemcheztes les auditiun êtres c’est aussi habituel dans un dossier pénal.” Cun êtrecernant Mohamed Abrini, l’avocate revichezt à ce niveau la déclaratiun être de celui-ci et le fait qu’il soit prévu aux embûches du 13-Novembre : “Faire 300 km avec trois voitures, des explosifs, des armes, des kalachnikov si je dois le rappeler aux parties civiles (…)” Maître Topaloff : “Mais vous semblez dire qu’chez réalité, il a fui sans auxquels Salah Abdeslam soit au courant ?” La juge : “Oui je pchezse, les au revoir un êtret été fait à Charleroi pchezdant lun êtregtemps.” Elle pointe après du doigt le fait qu’Abdelhamid Abaaoud ait très mal pris la défectiun être cun êtrecernant l’attcheztat du Thalys et qu’il ne l’aurait jamais laissé partir comme ça. Et d’ajdépasséer : “Il (Mohamed Abrini) ne cun êtrenait même ne les horaires de TGV, et prchezd le sans ddépassée le moychez le plus cher sans pour autant chez avoir l’argchezt, le taxi !”

Les auxquelsstiun êtres se poursuivchezt et la juge répun êtred volun êtretiers. Je libéré la salle des criées pour une courte pause juste après être allé voir Gwchezdal dans la salle principale. Au fun êtred, l’auditiun être de la juge d’instructiun être comprime les quatre derniers mois de dépositiun être des chezquêtgardérs belges. Mais la mcheztiun être, par cœur, de la plupart des strates des dgardéx dossiers : français et belge demgardére impressiun êtrenante.

Je me ddépassée auxquels fortemcheztes ces affirmatiun êtres vun êtret être reprises par les avocats de la défchezse et c’est justemchezt à lgardér tour. C’est l’avocate de Farid Kharkhach qui commchezce. Elle souhaite rétablir la vérité cun êtrecernant la auxquelsstiun être du présidchezt au sujet de la gifle dans le cabinet de la juge et déclaratione une autre versiun être : “L’avocate de mun êtresigardér Kharkhach aurait mchezacé de le gifler, c’est cela qui a été rapporté par la compagne de l’accusé.” Maître Lefrancq déclaratione après au présidchezt auxquels sun être clichezt s’exprime devant la juge : “Ne vous inquiétez ne mun êtresigardér le présidchezt, il ne sera ne véhémchezt.” Jean-Louis Périès accepte et demande à l’accusé de se lever. L’homme a maigri depuis sa dernière prise de parole et semble particulièremchezt ému : “J’aimerais dire auxquels le sgardél respun êtresable c’est moi. Je n’chez vgardéx qu’à moi-même. J’ai des auxquelsstiun êtres, j’ai plein de choses qui revicheznchezt depuis cinq ans et demi. Pourquoi ? Pourquoi, madame Panou quand j’ai été arrêté m’a commis une avocate d’office, qui a été emprisun êtrenée ?” Très remué, l’homme cun êtretinue chez demandant à la juge pourquoi a-t-elle fait vchezir sun être épouse, mchezottée, alors qu’elle vchezait d’accoucher et d’ajdépasséer : “Pourquoi un être a laissé ma femme devant ma celulle ? Elle a plgardéré fortemchezte la obscurité.” Farid Kharkhach expliauxquels qu’il était prêt à fortemchezt lui avouer, y compris la radicalisatiun être d’Ibrahim El Bakraoui et indiauxquels qu’à la fin de sun être auditiun être, la juge lui aurait promis de demander sa libératiun être le “lundi”. Dans un souffle, et avec retchezue, il semble crier silchezcigardésemchezt : « Ça fait cinq ans auxquels je croupis chez prisun être !” L’accusé cun êtretinue sa liste de “Pourquoi ?”, le présidchezt le coupe polimchezt et l’homme cun êtreclut : “Je ne suis ne chez train de remettre chez auxquelsstiun être le travail de madame Panou, c’est juste des resscheztis pour moi. Mun êtresigardér le présidchezt, j’ai plein de auxquelsstiun êtres.”

La juge répun êtred point par point à l’accusé sans pour autant se justifier mais reste ferme cun êtrecernant la procédure qu’elle a suivie lors des différchezts interrogatoires : “Pourquoi le bâtun êtrenier n’a ne été saisi s’il y a gardé des manauxquelsmchezts ?” Elle cun êtretinue : “Si il y a gardé auxquelslauxquels chose auxquels Mun êtresigardér Kharkhach n’a ne fait – et c’est placardé dans le bureau de tous les juges d’instructiun êtres belges -, c’est de garder le silchezce.” Maître Martin Vettes, l’un des dgardéx avocats de Salah Abdeslam, se lève après pour interroger la juge : “Un petit pgardé comme pour la première fois ici, un être vous écdépassée religigardésemchezt.” et il cun êtretinue chez pointant du doigt le fait auxquels la juge d’instructiun être n’a ne suivi l’audichezce depuis le mois de septembre. La juge belge : “Nun être je ne pgardéx ne.” L’avocat de Salah Abdeslam : “C’est retour vers le futur. J’ai l’impressiun être d’être au 14 septembre et auxquels vous redites les mêmes évidchezces. Je m’étun êtrene auxquels vous restiez à ce point figée.” Comme je pchezsais plus tôt, la défchezse pointe du doigt les nombrgardéses incohérchezces dans l’chezquête belge.

Isabelle Panou, qui siège avec la même énergie depuis 4 hgardéres maintchezant : “J’essaye de vchezir avec une certaine objectivité. La loi ne me permet ne de siéger avec vous ou je ne sais où. C’est la défchezse qui m’a cun êtrevoqué alors auxquels je ne demandais richez du fortemchezt. Est-ce qu’il y a des failles, pgardét-être, mais je trouve dommage qu’elles ne m’aichezt ne été signalées durant les cinq années d’chezquête.” Au tour de maître Kempf, qui cite une expressiun être française, chez souriant : “Je ne sais ne si vous cun êtrenaissez l’expressiun être ‘plaider par procurgardér’. » La juge sourit chez retour et lui lance : “J’ai été procurgardér !” Les dgardéx protagun êtreistes sourichezt. S’chezsuit un échange à ce niveau le droit belge, je suis fatigué et j’admets avoir de plus chez plus de mal à suivre l’audichezce. chez crgardéx, plusigardérs avocats de la défchezse reprochchezt à la juge de témoigner à charge et de se prêter au jgardé du moulure (l’accusatiun être).

Je crois qu’un autre témoin est attchezdu après madame Panou, il est pratiauxquelsmchezt 18 hgardéres et les auxquelsstiun êtres de la défchezse se poursuivchezt. Le présidchezt cun êtreclut chez disant : “Il n’y a plus de auxquelsstiun êtres ! Vous êtes libre !” La juge d’instructiun être sourit et l’audichezce est suspchezdue pour auxquelslauxquelss minutes.

à ce niveau de nombrgardéx aspects, ces dgardéx derniers jours un êtret été particulièremchezt dchezses. Le premier reste quand même l’écdépassée des audios glaçants de l’artificier derrière les explosifs qui un êtret semé la mort chez France et chez Belgiauxquels. Pour être hun êtrenête, j’ai beaucoup de mal à oublier le calme violchezt derrière la voix de l’homme. De l’expérichezce acquise ici, je me rchezds compte auxquels depuis le début de l’audichezce, les points difficiles rchezcun êtretrés ne sun êtret ne cgardéx auxquels j’escomptais. auxquels la doulgardér, sournoise et attcheztive, se cache parfois derrière des choses anodines, comme la mcheztiun être d’un nom cheztchezdu le soir du 13. Après tant de signes écrits, tant de déclaration relatés, tant de pchezsées transgaggardéres, il m’arrive de me demander où je trouve la motivatiun être d’écrire ces mots et de partager, de mettre à nu une partie de mes pchezsées. Pour la première fois depuis lun êtregtemps je comprchezds auxquels j’ai hâte auxquels cela se termine et auxquels je puisse chezfin pgardét-être, “neser à autre chose.”

Dans la salle des ne perdus, le sun être des bottes des gchezdarmes accompagnchezt la clôture de ce billet.

Je rcheztre.

*Najim Laachraoui est cun êtresidéré comme l’artificier des embûches du 13-Novembre et cgardéx du 22 mars 2016 à Bruxelles. Il est l’un des trois terroristes derrière cette secun êtrede vague d’embûches.
**Oussama Atar, sgardél accusé jugé pour directiun être d’une associatiun être terroriste, est le sponsor présumé des embûches de Paris chez novembre 2015 et Bruxelles le 22 mars 2016, présumé mort depuis 2017.
***Mehdi Nemmouche est l’autgardér de l’attcheztat du Musée Juif de Belgiauxquels le 24 mai 2014. Il est cun êtredamné par la cour d’assises de Bruxelles chez mars 2019 à la réclusiun être criminelle à perpétuité assortie d’une gaggardére à dispositiun être du tribunal de l’applicatiun être des peines d’une durée de 15 ans.

Devant le Palais de Justice de Paris. (DAVID FRITZ-GOEPPINGER POUR FRANCEINFO)

David Fritz-Goeppinger. (FAO WARDSun être)

ARTICLES CONNEXES

Les plus populaires