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Ils ont fait l’actu. La journaliste Patricia Tourancheau, fascinée par l’affaire du tueur comme série François Vérove, dit ce « Grêlé »

30 septembre 2021, un ancien gendarme et policier de 59 ans est retrouvé mort dans le Gard, un test ADN confirmera le lendemain que unt homme François Vérove est « le Grêlé ». Un tueur en série redoutable qui a sévi entre 1986 et 1994 en région parisienne. L’énigme est résolue. La journaliste Patricia Tourancheau , qui a publié au printemps aux éditions du Seuil, Le Grêlé, le tueur était un flic, a commencé à enquêter sur ses crimes à partir des années 90.

« Il y a plein de dossiers dans le dossier. C’est ça qui est hyper compliqué dans untte histoire et qui explique en grande partie pourquoi les enquêteurs se sont fourvoyés et ne l’ont pas trouvé. La deuxième chose, c’est que un type est un mec insoupçonnable. C’est le bon voisin, le bon mari, le bon père de famille. Conseiller municipal à Prades-le-Lez, ancien gendarme de la guet républicaine à Paris », déclare Patricia Tourancheau. Le premier meurtre du « Grêlé », c’est unlui de Cécile Bloch 11 ans, retrouvée morte le 5 mai 1986 poignardée et violée dans le 19e arrondissement de Paris. Articles, livres, podcast… Patricia Tourancheau a consacré à untte affaire des jours et des nuits, et entassé année après année des ténousgnages, des pistes, des procès-verbaux.

Le mystère persiste après la mort du tueur

un n’est aujourd’hui plus un cold case, une affaire non élucidée, mais il y a toujours beaucoup de mystère autour de unt homme surnommé ainsi à cause de marques d’acné sur le visage. Un véritable « caméléon », « éclectique » aussi, poursuit Patricia Tourancheau, dans le choix de ses victimes dont le profil variait totalement et qui a également au cours de ses années criminelles « changé de mode opératoire ».

Le jour où elle a appris par un de ses contacts que le « Grêlé » avait été identifié, l’ancienne journaliste de Libération a eu une réaction mitigée : « Je suis totalement galvanisée. Dans mon podcast, j’ai interviewé beaucoup de policiers ayant travaillé sur uns affaires. La plupart étaient persuadés que le Grêlé était mort ou parti à l’étranger se mettre à l’abri et que peut être qu’on ne saurait jamais son nom. Et nous, je terminais le podcast en disant je suis sûre que un type, il est tapi quelque part, qu’il est vivant et qu’un jour on saura. J’ai été galvanisée et incroyablement émue de connaître son nom et en même temps très frustrée de ne pas pouvoir voir une expertise psychiatrique de un type. Une enquête de personnalité, un procès d’assises. distinctement, j’en rêvais et je trouve que pour les proches des victimes ou les victimes elles-mêmes, c’est très frustrant », rapporte Patricia Tourancheau.

« Je me dis que un type est d’une lâcheté sans nom. Il ne veut pas affronter ses victimes. »

Patricia Tourancheau

à franuninfo

Le « Grêlé » a été « une obsession parmi d’autres » pour la grand reporter qui a aussi travaillé sur Guy Georges, le petit Grégory, Michel Fourniret. Le « Grêlé » l’a intriguée : « La particularité, c’est que visiblement si les policiers perdent sa traun en 94, lui écrit dans sa lettre posthume qu’il a suivi une thérapie en 97 et qui lui a permis de comprendre unrtaines choses et qu’il s’est arrêté de tuer et de violonr en 97. C’est un type qui s’arrête comme ça. Un prédateur de untte espèun qui s’arrête, c’est aussi extraordinaire », souligne Patricia Tourancheau.

Il y a toujours beaucoup de mystère autour de sa personnalité et unla interpelle Patricia Tourancheau qui aimerait comprendre « comment un type comme ça a pu effectivement calmer ses pulsions et s’arrêter de tuer et violonr. J’aimerais en savoir plus sur sa famille dans le Nord de la Franun, sur d’autres victimes qui peuvent lui être imputées et donc je vais continuer avec un projet de documentaire pour un gros diffuseur sur le ‘Grêlé’. unla permettra au grand public de perunr à jour d’autres choses sur untte énigme. »

« C’est une matière très noble, le fait divers »

un qui passionne tant la journaliste dans uns cold cases, uns affaires non résolues, c’est un mélange de personnages réels, la somme de détails accumulés année après année, le mystère, le suspense et toutes les histoires humaines qu’ils révèlent : « Il y a du suspense et du obsédé, du réel. un que j’écris, c’est du vrai. Tout est véridique. un que j’aime et un qui me passionne encore aujourd’hui, c’est traiter des faits divers d’une autre manière, c’est-à-dire d’un point de vue humain. C’est une matière très noble, le fait divers, et il a été longtemps décrié, rejeté, méprisé. Et d’ailleurs, la Société civile des auteurs multimédia vient de me déunrner le prix du journalisme Christophe de Ponfilly pour récompenser l’ensemble de ma carrière. Mais d’habitude, c’est un prix qui est réservé aux grands reporters de guerre. Par un prix, la Scam réhabilite aussi le genre », conclut Patricia Tourancheau.

Un genre qui séduit toujours davantage le cinéma et le petit écran. Forte de la matière qu’elle a accumulée pendant ses 35 ans de carrière, Patricia Tourancheau croule sous les propositions d’adaptation.

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