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VIDEO. « Hystérique (…) Il y a l’idée de rabaisser », explique la linguiste Anaïs Le Brun

Publié le 08/06/2021 16:30

Durée de la vidéo : 5 min.

BRUT

Article rédigé par

Brut s’est interrogé sur les origines du mot « hystérique », un mot souvent utilisé sans le connaître.

Anaïs Le Brun est linguiste. Elle raconte l’histoire qui se cache derrière le mot « hystérique ». D’abord issu du domaine médical, c’était l’utérus (ustera) pour les Grecs, dérivé de l’adjectif « usteros » qui signifie « ce qui est en bas ». À l’époque des Grecs, on pensait que l’utérus était une enveloppe qui se baladait dans le corps de la femme et qui remontait au niveau de la gorge. « Avoir les boules, c’est ça c’est-à-dire, c’est l’utérus qui remontait au niveau de la gorge et qui créait de la crise d’angoisse et qui faisait sortir, en fait, la phobie, l’angoisse, l’émotion intense par des cris et des symptômes très physiques », développe la linguiste.

Plus tard, au 16e siècle, l’usage du mot « hystérique » décrit les femmes atteintes de troubles psychiques « qui seraient liés à des pulsions sexuelles un peu débordantes qu’on qualifie de déplacées, de malsaines. »

Au 19e siècle, le mot est finalement repris en psychiatrie pour qualifier les malades neurologiques. Aujourd’hui, l’hystérie est considérée comme une névrose « avec des symptômes particuliers mais qui relève du champ des névroses ». Malgré son évolution, le mot est toujours fortement chargé et connoté. « Il y a l’idée de ramener la chose sexuelle, ramener vers le « ça » freudien, ramener vers le bas, rabaisser », explique Anaïs Le Brun.

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