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Plus d’un salarié sur cinq se dit victime de discrimination à l’embauche, d’après une étude

D’après l’étude, 21% des personnes interrogées disent avoir été victimes d’une discrimination durant le processus de recrutement.  (VINCENT HAZAT / MAXPPP)

Plus d’un salarié sur cinq se dit victime de discrimination à l’embauche, d’après une vaste étude Ifop menée avec le site d’emploi Météojob sur 4 000 salariés français au mois d’avril. Selon ces deux organismes, la discrimination serait en pleine expansion. Elle aurait même doublé en vingt ans si on compare à une précédente étude de 2001, menée par Ipsos, mais dont l’échantillon n’est pas assez représentatif. Reste que d’après cette nouvelle étude, dont franceinfo vous dévoile les résultats, 21% des personnes interrogées disent avoir été victimes d’une discrimination durant le processus de recrutement.

Les femmes sont plus exposées que les hommes. Elles sont 23% à se dire discriminées, c’est quatre points de plus que les hommes. Les jeunes sont encore plus nombreux à être victimes de ce phénomène : 25%. C’est deux fois plus que les personnes de soixante ans. Le niveau social entre aussi en ligne de compte. Si on appartient à une classe socio-professionnelle défavorisée, on a 23% de risques d’être discriminé, contre 10% seulement pour ceux que l’on appelle les CSP+.

L’étude pointe aussi une forme particulière de discrimination sur l’apparence physique. Elle rejoint en cela les observations du Défenseur des droits, qui a pointé à plusieurs reprises ce phénomène. D’après l’Ifop, au cours d’un entretien d’embauche, on a demandé à 15% des personnes obèses de perdre du poids. Les jeunes de moins de 30 ans se sont vus demander, pour 16% d’entre eux, de modifier leur présentation physique. Et enfin, la glottophobie semble sévir lors des entretiens. Ce rejet des accents régionaux a concerné 13% des personnes interrogées, qui se sont vus demander de le gommer. Au total, un candidat sur cinq affirme avoir été confronté à des remarques sur son apparence physique.

Un candidat sur cinq rapporte des propos déplacés liés à leur genre. Des propos qui affectent tout particulièrement les femmes dans les secteurs à dominante masculine. L’étude cite le BTP avec des propos sexistes deux fois plus présents que dans l’administration.

Les femmes se voient aussi beaucoup plus souvent demander si elles ont des enfants ou si elles comptent en avoir. La question des moyens de garde leur est souvent posée, alors que ce n’est pas un sujet pour les hommes.

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