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la nouvelle série de fouilles s’est achevée sans succès

C’était la septième campagne de fouilles en un an. Les nouvelles recherches entamées lundi dans les Ardennes pour rechercher le corps d’Estelle Mouzin, se sont achevées jeudi 17 juin. Il n’y a « a priori » plus de fouilles, a brièvement indiqué à l’AFP Corinne Herrmann, l’une des avocates du père de l’enfant disparue à 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne).

Néanmoins, la juge d’instruction Sabine Kheris peut très bien décider, comme elle l’a fait plusieurs fois, de les reprendre quand elle le souhaitera. Ces fouilles ont été menées dans un bois communal d’Issancourt-et-Rumel, exploré pendant trois jours fin avril par les enquêteurs et la juge, à partir « d’indications » livrées par Monique Olivier, l’ex-épouse du défunt tueur en série Michel Fourniret. Sans résultats jusqu’à présent.

Extraite de sa cellule où elle purge une peine de sûreté de 28 ans pour complicité dans quatre des meurtres de son ex-mari, Monique Olivier, 72 ans, a amené « des précisions » et essayé d’aider à « retrouver le scénario de ces trois jours terribles », mais « c’est difficile, vingt ans après », avait déclaré mardi Corinne Herrmann.

Lundi, les opérations de fouilles s’étaient poursuivies tard dans la soirée, afin notamment de « la remettre dans les conditions de l’époque », mais aussi de « faire remonter des images ».

Lors d’une précédente campagne de recherches dans cette région des Ardennes, théâtre d’une bonne partie du parcours criminel de Michel Fourniret, Monique Olivier avait pour la première fois reconnu le 1er avril un rôle dans la séquestration d’Estelle. Elle avait précisé avoir accompagné son ex-mari au bord du bois d’Issancourt-et-Rumel pour le laisser aller enfouir le corps de la fillette, le 11 janvier 2003.

Le village d’Issancourt-et-Rumel se situe à quelque 4 km de Ville-sur-Lumes, où, toujours selon Monique Olivier, Fourniret a séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison appartenant à sa soeur. Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d’Estelle Mouzin. Il est décédé à 79 ans à Paris en mai.

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