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VIDEO. Le syndrome de la femme battue reconnu pour la première fois en France

Publié le 05/07/2021 18:17

Mis à jour le 05/07/2021 18:20

Durée de la vidéo : 3 min.

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Il a été reconnu pour la première fois par un expert dans une affaire judiciaire en France, lors du procès de Valérie Bacot. Mais au fait, c’est quoi le syndrome de la femme battue ?

C’est une première en France ! Le syndrome de la femme battue vient d’être reconnu par un expert dans une affaire judiciaire lors du procès de Valérie Bacot, jugée pour le meurtre de son mari violent. Me Nathalie Tomasini, l’avocate de Valérie Bacot raconte.

En invoquant ce syndrome, l’enjeu était que son état psychologique soit mieux pris en compte par la justice. La question posée étant de savoir si la jeune femme avait commis un meurtre ou agi en état de légitime défense. « C’est la prise en considération d’éléments, de mécanismes complexes psychiques et psychiatriques qui permettent d’expliquer ce qui se passe dans la tête d’une femme lorsque pendant des années elle a été fracassée par son compagnon et qu’elle n’a d’autre choix que finalement de passer à l’acte et ça, c’est très, très important et c’est très nouveau », explique Me Nathalie Tomasini laquelle ajoute que des femmes comme Valérie Bacot ne peuvent « plus être jugées comme vous et moi, comme un quidam qui n’a pas connu l’ensemble de ces traumatismes ».

Au Canada, le syndrome de la femme battue est reconnu depuis 1990. Il avait été validé par la Cour suprême canadienne dans le cas d’un homicide conjugal survenu dans des conditions très proches de celles de l’affaire Valérie Bacot. « Si Valérie Bacot avait été jugée au Canada, je suis quasiment persuadée qu’elle aurait été non pas condamnée à une peine clémente mais acquittée », estime Me Nathalie Tomasini ajoutant que la France est « très en retard sur l’évocation et la reconnaissance de ce syndrome de femme battue ».

L’avocate de Valérie Bacot note quand même qu’il s’agit là « d’un pas énorme qui est franchi et qui a permis pour les dossiers à venir de faire jurisprudence et de surtout mettre un éclairage très vif sur ces mécanismes psychiatriques qui sont à l’œuvre lorsque ces femmes sont battues pendant X années. »

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