28.3 C
Lyon
AccueilSociétéREPORTAGE. A Creil, des policiers ont le sentiment d'être de plus en...

REPORTAGE. A Creil, des policiers ont le sentiment d’être de plus en plus pris pour cibles

Publié le 18/05/2021 22:23

Mis à jour le 18/05/2021 23:40

France 2

Article rédigé par

N.Perez, G.Baslé, M.Diawara, S.Ripaud –

France 2

France Télévisions

Des syndicats de police organisent une manifestation, mercredi, après la mort du brigadier Éric Masson à Avignon. Ils dénoncent une recrudescence de la violence.

Chaque jour, ils sont là pour surveiller une cité de Creil (Oise) au nord de Paris. Au premier contrôle, dans la poche d’un des jeunes, une matraque. L’arme est aussitôt saisie. « Avec ça, vous pouvez fracasser la tête de quelqu’un, lui casser un membre, lui causer une hémorragie, ce sont les armes que nous on a », explique un brigadier. Un peu plus loin, un policier fait une trouvaille : une arme de poing à peine dissimulée, sans doute jetée depuis une fenêtre. Depuis deux ans, sur cette zone, des saisies d’armes n’ont rien d’exceptionnel.

Mercredi 19 mai, se tient devant l’Assemblée nationale une manifestation de policiers. Un rassemblement auquel assisteront des responsables politiques, mais aussi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Des syndicats de police ont organisé cette mobilisation après la mort du brigadier Éric Masson à Avignon. Ils dénoncent une recrudescence de la violence.

Ce qui a changé, ce n’est pas l’augmentation des actes de délinquance, mais leur intensité et leur violence. Les policiers ont l’impression d’être des cibles. Ils subissent des menaces ou sont la cible de tirs de mortiers d’artifice. En France, les violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ont grimpé en 20 ans. On comptait 13 392 signalements en 2000, et 27 659 en 2020. La montée des refus d’obtempérer inquiète tout autant les policiers. On en dénombrait 24 000 en 2019.

Partager sur Twitter

Partager sur Facebook

Partager par mail

Partager le lien

ARTICLES CONNEXES

Les plus populaires