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forte mobilisation de policiers venus manifester à Paris pour protester contre les violences dont ils sont victimes

Au-dessus du podium, sur une grande banderole noire, un slogan, repris par tous les syndicats de policiers, mercredi 19 mai : « Payés pour servir, pas pour mourir. » Des milliers de policiers sont venus de toute la France devant l’Assemblée nationale pour réclamer des peines plus sévères, notamment à l’encontre des auteurs de violences contre les forces de l’ordre. « On mouline dans le vent dans les services… », tempête un policier.

« Aussitôt qu’on interpelle les mecs, on a même pas fini notre procès verbal qu’il est déjà dehors. »

Un policier

à franceinfo

« On peut même pas nous protéger nous-mêmes et protéger nos citoyens, poursuit le manifestant. C’est impensable dans un pays démocratique ! À un moment, il faut que le président de la République se réveille. Il est temps qu’il se réveille ! » « Les policiers sont le symbole de la République, indique un autre. Si la République n’est pas capable d’être ferme avec les gens qui agressent les policiers, alors on pourra rien faire sans l’aide des élus. Aujourd’hui, malheureusement, on est complètement désarmés. »

Les manifestants ont bien reçu le soutien du premier flic de France, Gérald Darmanin, qui, comme il l’avait annoncé, est passé les saluer quelques petites minutes. « Tous les matins quand je me lève, tous les soirs quand je me couche, je pense à vous. N’ayez aucun doute sur le soutien que je vous porte », a ainsi lâché le ministre de l’Intérieur avant de s’éclipser. Des élus de presque tous les bords politiques, à l’exception de la France insoumise, ont également tenu à venir montrer leur soutien aux policiers.

Les syndicats, eux, ne voulaient surtout pas de récupération politique. Dans la foule, beaucoup de policiers, des élus, mais aussi de simples citoyens, comme Khadija, venue de Sartrouville. Elle tenait vraiment à participer à ce rassemblement. « Je suis venue avec mes filles en solidarité avec les policiers, explique-t-elle. J’habite dans un quartier difficile, comme on dit, et en fait, c’est nous qui souffront. Chez moi, cela fait deux semaines que les bus ne passent plus parce qu’il y en a un qui a été brûlé. »

« C’est important pour mes filles de voir que la police est là pour nous, pas contre nous. »

À la fin du rassemblement, des témoignages de policiers gravement blessés en intervention ont été diffusés sur deux écrans géants. Et puis, une minute de silence a été observée en hommage à Éric Masson et Stéphanie Monfermé, ces deux fonctionnaires tués à quinze jours d’intervalle.

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